dimanche 18 septembre 2022

Communiqué de la Conférence

                                 Errare humanum est, perseverare diabolicum



    Sourd à la demande partagée par la Conférence des associations de professeurs spécialistes et la très grande majorité des organisations syndicales, le ministère s’obstine à maintenir en mars l’examen « terminal » des épreuves de spécialité.

L’absurdité de ce calendrier qu’impose une procédure purement technique (« Parcoursup ») saute pourtant aux yeux des professeurs et des inspections pédagogiques (https://sui.fsu.fr/harmonisations-eds-2/). Instruits par l’expérience de l’an passé, les professeurs n’ont eu de cesse d’expliquer au ministère les effets délétères que ce calendrier ne manquera pas de produire.

    En maintenant envers et contre tous ce calendrier absurde, le ministère empêchera les professeurs d’enseigner des programmes exigeants de manière sereine et approfondie. Il contraindra les élèves à mener de front leurs révisions et la finalisation de leur dossier « Parcoursup ». Il exposera les établissements à la désorganisation des cours pendant la semaine où les candidats passeront leurs épreuves, alors que l’année scolaire sera loin d’être achevée. Il favorisera, de surcroît, la démobilisation et l’absentéisme dès le mois de mars, isolera l’épreuve de philosophie, empêchera toute préparation sérieuse à l’épreuve du grand oral, et compromettra les apprentissages dans les disciplines évaluées en contrôle continu. Il portera, enfin, un lourd préjudice à l’équité qu’un examen doit garantir, puisque les candidats, dans chacune de leur spécialité, devront composer sur deux sujets différents, pour des raisons d’organisation

    Cette obstination est non seulement incompréhensible mais elle contredit aussi les ambitions affichées par le ministère. Peut-on prétendre mieux préparer les élèves à leurs études supérieures quand il faut traiter des programmes dans l’urgence ? Peut-on prétendre « sanctuariser l’épreuve de philosophie » quand on la vide de son enjeu ? Peut-on prétendre « régénérer le Baccalauréat » grâce à une épreuve de grand oral que des élèves démobilisés, sont supposés préparer, qui plus est, sans qu’aucune heure ne soit dédiée à cette préparation ? Peut-on prétendre veiller au « bien-être » des élèves en leur infligeant des révisions dans une période que la procédure « Parcoursup » rend particulièrement anxiogène ?

    Aussi la Conférence des associations des professeurs spécialistes demande au ministère, une fois encore, de reporter les épreuves de spécialité au mois de juin. Elle espère qu’il entendra, cette fois-ci, cette demande de bon sens.



Associations signataires : 

APBG   APDEN    APEMU    APHG   APLettres    APLFA-CPL    APLV    APMEP 

APPEP    APSES      APSMS    CNARELA   SAUVER LES LETTRES  SLNL 

  UdPPC    UPBM   

mercredi 7 septembre 2022

BACCALAURÉAT / AUDIENCE AU MINISTÈRE

 


COMPTE-RENDU DE L’AUDIENCE DU 30 AOÛT

Présents :



Pour le ministère :

Jean-Marc Huart (Directeur du cabinet)

Julie Bennetti (Conseillère auprès du Ministre)

Thomas Leroux (Conseiller aux affaires pédagogiques et aux savoirs fondamentaux)



Pour la Conférence :

Christine Guimonnet (Secrétaire de la Conférence et Secrétaire générale de l’APHG)

David Boudeau (APBG)

Jean-Luc Breton (APLV),

Clotilde Furini (APSMS)

Marie Perret (APPEP)



Si les associations sont très attentives aux récentes annonces présidentielle et ministérielle sur les projets de réforme du Collège et du Lycée professionnel, la réforme du Lycée et du Baccalauréat était au cœur des échanges.

Nous revenons sur les constats que la Conférence a posés dans son dernier communiqué.

  • Nous soulignons les effets délétères du contrôle continu. Nous signalons les tensions que celui-ci génère dans les lycées. Les revendications des élèves et des parents, la difficulté des élèves à se poser pour entrer dans les apprentissages, à fournir des efforts réguliers et à gérer leurs frustrations, dégradent la relation pédagogique. Nous déplorons que le ministère ait supprimé toute réelle possibilité de sanctionner l’absentéisme stratégique lors des devoirs, et que les professeurs soient autant exposés à la contestation des notes. Le ministère les place ainsi dans une situation où leurs modalités d’évaluations sont soumises à des pressions pour que les notes soient orientées à la hausse. Ces pressions favorisent une forme de censure des professeurs dont l’expertise professionnelle est remise en cause.

  • Nous soulignons l’absurdité pédagogique du calendrier de l’année de Terminale. Les élèves sont supposés passer leurs épreuves de spécialité au mois de mars, dans une période très chargée pour eux. Cette échéance arrive bien trop tôt dans l’année scolaire. Les professeurs ne peuvent préparer sereinement les élèves à ces épreuves. Enfin, l’année de Terminale doit être une année de formation, notamment aux études supérieures, jusqu’à son terme, ce que ce calendrier rend impossible. Il favorise en effet dispersion, démobilisation et absentéisme.

  • Nous faisons état du mécontentement de nos collègues en charge des enseignements de spécialité, dont les notes ont été modifiées et remontées, parfois jusqu’à trois points, sans qu’ils en aient été avisés, et qui l’ont découvert, par hasard, en se connectant sur Santorin.

  • En l’état, l’épreuve du Grand oral n’est pas satisfaisante. Elle ne permet pas d’évaluer la maîtrise des connaissances, ni le travail accompli par les élèves pour la préparer. La performance orale l’emporte sur le fond. Aucune heure n’étant dévolue à sa préparation, les élèves recourent bien souvent à des exposés qu’ils trouvent sur internet. L’épreuve doit être prise au sérieux et non pas vantée dans les médias comme un exercice où les performances d’acteur suffiraient.

    Nous formulons les demandes suivantes :

  • Les épreuves de spécialité doivent être reportées au mois de juin. Ce report doit être annoncé dès la rentrée. Après deux années fortement perturbées par la pandémie, élèves et professeurs ont besoin d’une visibilité sur le calendrier de l’année pour travailler de manière sereine et efficace.

  • Afin de limiter les contestations et dans un souci d’équité, il est souhaitable que les élèves passent chacune de leurs épreuves de spécialité le même jour, sur un seul sujet national.

  • L’épreuve du Grand Oral doit être repensée : la maîtrise des savoirs et la capacité à répondre à des questions exigeantes, seules preuves d’un travail de qualité, doivent être déterminantes dans l’évaluation. Un horaire hebdomadaire doit être prévu pour y préparer sérieusement les élèves.

  • Un bilan lucide et sincère des dernières réformes doit être établi. Il faut évaluer si celles-ci contribuent vraiment à la formation intellectuelle et au progrès des élèves et si elles les préparent à affronter l’enseignement supérieur.

Nos interlocuteurs nous apportent les réponses suivantes :

  • Jean-Marc Huart nous assure que le ministère n’a donné aucune consigne visant à remonter des notes, et qu’une enquête a été diligemment menée afin d’établir qui avait pu prendre l’initiative de cette « harmonisation » statistique. Il nous informe qu’une commission a été reconvoquée. Il minimise, par ailleurs, l’ampleur de cette harmonisation statistique : celle-ci porterait sur 17 à 20 % des notes seulement et, dans 90 % des cas, l’écart serait de 0,5 à 1 point. Il tient à souligner, par ailleurs, que les correcteurs peuvent être assurés de la confiance du ministère en l’objectivité de leur notation. Nous nous étonnons des chiffres données par le ministère : ils montrent, au contraire, que cette harmonisation est loin d’avoir été marginale. Nous demandons à nos interlocuteurs s’il y a eu des précédents. De façon plus générale, les notes peuvent-elles être modifiées après le verrouillage du lot par le correcteur  sur Santorin ? Nous n’obtenons pas de réponse claire sur ce point.

  • L’introduction d’une part de contrôle continu dans le Baccalauréat était une façon de normaliser l’examen. La France faisait figure d’exception : nous étions le seul pays au monde dans lequel le Baccalauréat était évalué à partir d’épreuves terminales. Le contrôle continu, de plus, n’est pas un précédent : il a déjà été introduit en Lycée professionnel et à l’Université. Les commissions d’entente et d’harmonisation garantissent, enfin, l’égalité des candidats.

  • Le ministère n’entend pas revenir sur le calendrier de l’année de Terminale. Pour permettre la préparation du Grand oral et et pour que les notes obtenues lors de ces épreuves comptent dans Parcoursup, les épreuves de spécialités doivent avoir lieu au printemps . Devant notre insistance et les arguments déployés, nos interlocuteurs nous invitent à ne pas tomber dans le «déclinisme » et à faire preuve d’optimisme. Assurément, ces réformes réduiront le taux d’échec des étudiants en première année de Licence. Il faut rechercher l’excellence pour nos élèves, la « juste exigence ». Nos interlocuteurs nous renvoient au comité de suivi de la réforme doit se réunir fin septembre. Nous ne pouvons que partager cette « juste exigence » mais qu’elle est difficilement compatible avec les consignes récurrentes de « bienveillance » données aux correcteurs.

Nous disons notre regret que le ministère n’entende pas notre demande urgente et légitime du report des épreuves de spécialité. Nous remercions nos interlocuteurs de nous avoir accordé cette audience, qui aura duré plus d’une heure.


dimanche 3 juillet 2022

COMMUNIQUE DE LA CONFERENCE DES ASSOCIATIONS DE PROFESSEURS SPECIALISTES : Réforme du baccalauréat : quel bilan !

 

                        Réforme du baccalauréat : un bilan calamiteux


Cette première session du baccalauréat Blanquer confirme les craintes que la Conférence des associations des professeurs spécialistes avait exprimées : le baccalauréat, comme examen national dont la valeur est garantie par l’Institution, n’existe plus. 

D’une part, le contrôle continu compromet la valeur certificative du baccalauréat. D’autre part, les consignes et barèmes fournis ont eu pour effet une surestimation des copies des candidats. Enfin, les correcteurs ont été dépossédés de leur évaluation. En effet, dans certaines académies, les notes ont été modifiées massivement, arbitrairement et de manière opaque, sans que les correcteurs en aient été avertis, au mépris du travail des candidats, de celui des professeurs et de leur expertise et au détriment de l’harmonisation collégiale qu’ils accomplissent chaque année avec leurs pairs à partir de la lecture attentive des copies. Loin d’avoir “remusclé” le baccalauréat, la réforme a dévalué le diplôme.

Les élèves ont passé leurs épreuves de spécialité au mois de mai. Cet aménagement conjoncturel rend encore plus criante l’absurdité du calendrier prévu par la réforme. Les professeurs en charge des spécialités ont tout juste eu le temps de boucler des programmes pléthoriques. Sauf à les survoler et à éreinter les élèves, il n’est pas raisonnable d’envisager, pour les années à venir, le passage des épreuves de spécialité au mois de mars. Une fois ces épreuves passées, les professeurs ont constaté, en outre, la démobilisation des élèves, 82% du baccalauréat étant déjà joués. L’épreuve du « grand oral », à la préparation de laquelle aucun horaire n’est prévu, a eu lieu, cette année encore, dans la plus grande confusion.

En conséquence, et dans l’attente d’une remise à plat de la réforme du Lycée et du baccalauréat, la Conférence des associations des professeurs spécialistes demande :

  • que les épreuves de spécialité aient lieu au mois de juin à l’issue du cycle terminal ;

  • que les candidats passent chacune de leurs épreuves de spécialité sur un même sujet et  le même jour ; 

  • pour l’épreuve de “grand oral” : que l’épreuve soit redéfinie, afin qu’elle ne se réduise pas à un exercice de rhétorique creuse mais soit évaluée sur un réel contenu disciplinaire ; qu’un horaire spécifique, défini nationalement, soit dévolu à sa préparation, pour que les élèves puissent mener, pendant l’année, un vrai travail de recherche critique ; que le calendrier de l'épreuve soit revu.  

Elle réitère sa demande constante d’un retour à des épreuvesterminales, nationales et anonymes, demande dont le bilan calamiteux de la réforme du baccalauréat conforte la légitimité.

Constatant l’état de désorganisation dans lequel les dernières réformes ont plongé les établissements, elle entend organiser des états généraux du Lycée.

Le 3 juillet 2022

                                    Associations signataires 

APBG   APDEN  APEMu  APHG  APLettres   APLV   APMEP 

APPEP  APSES   APSMS  APFLA-CPL  CNARELA   

Sauvez les lettres 

SLNL    UdPPC   UPBM

























mardi 25 janvier 2022

Lettre de la Conférence des associations de professeurs spécialistes à Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports

 

Lettre de la Conférence des associations de professeurs spécialistes 

à Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports


Monsieur le Ministre,


Les associations de professeurs spécialistes réunies au sein de la Conférence constatent à quel point la disparition des épreuves terminales, nationales et anonymes du baccalauréat est une perte pour les élèves comme pour les professeurs.

Ces épreuves avaient un rôle structurant pour les lycéens. Elles leur donnaient un horizon et constituaient une excellente préparation à leurs études supérieures. Elles garantissaient une certification nationale du niveau atteint à l’issue de leurs études secondaires. Elles leur permettaient, enfin, de se préparer sereinement et progressivement aux échéances du mois de juin.

Leur disparition désorganise l’année de terminale et impose aux élèves, comme aux professeurs, un calendrier absurde. 

Quel sens y a-t-il, en effet, à passer des épreuves terminales au mois de mars ? Les professeurs doivent enseigner les programmes de spécialité à marche forcée. 

Les élèves doivent maîtriser, dans un temps beaucoup trop limité pour qu’ils soient approfondis, des programmes lourds et ambitieux. 

Nous déplorons également les conditions dans lesquelles s'effectue la préparation au grand oral. Contrairement aux TPE, le grand oral ne dispose en effet d'aucun moyen de préparation propre

Nous constatons, en outre, les effets délétères du contrôle continu. Celui-ci soumet les élèves à une pression permanente et expose les professeurs à celle des élèves et des parents. L’obligation faite aux élèves absents de rattraper les devoirs manqués pour que leur moyenne soit significative désorganise le lycée et s’avère très difficile à appliquer. Les professeurs sont dépossédés de leurs notes puisque celles-ci sont susceptibles d’être revues à la hausse ou à la baisse par des commissions d’harmonisation académiques selon des critères opaques et donc arbitraires. Le contrôle continu, enfin, met à mal le principe d’égalité entre les candidats puisque la valeur du baccalauréat dépend désormais, pour une large part, de la réputation de leur établissement. 

La Conférence vous demande en conséquence de rétablir les épreuves terminales, nationales et anonymes du baccalauréat. 

Nous vous prions, Monsieur le Ministre, d’agréer l’expression de notre considération. 

Paris, le 15 janvier 2022


Premières associations signataires :

APEMu  APBG  APDEN APHG APLettres  APMEP APPEP APSES 

 APSMS  CNARELA   SLNL   UdPPC

Contact : conferenceassociationsspecialistes@orange.fr




mercredi 12 janvier 2022

BACCALAURÉAT : POUR UN REPORT DES ÉPREUVES DE SPÉCIALITÉ EN JUIN 

 



COMMUNIQUÉ DE LA CONFÉRENCE 

DES ASSOCIATIONS DE PROFESSEURS SPÉCIALISTES

En ce mois de janvier, les contaminations quotidiennes au Covid 19 explosent à l’école. La composition des classes et des groupes change constamment et rend l’enseignement chaotique, élèves et professeurs étant contaminés et contraints à l’isolement. Cette accélération de l’épidémie déstabilise les établissements, aggrave les ruptures d’apprentissages et pénalise les élèves les plus fragiles.

Nous appelons le ministre à prendre acte de la gravité de la situation.

Mais, au-delà de la situation sanitaire, la Conférence dénonce un problème structurel : le calendrier induit par le nouveau baccalauréat est intenable. 

Les élèves sont contraints de passer leurs épreuves de spécialité, qui compteront pour 32% de la note finale, au mois de mars. 

Compte tenu du niveau d’exigence des programmes de spécialité, ces épreuves arrivent trop tôt dans l’année. Le calendrier dégrade donc les conditions d’enseignement, d’apprentissage et d’évaluation.

Par conséquent, la Conférence des associations des professeurs spécialistes demande instamment le report des épreuves terminales de spécialité en juin pour cette session et celles qui suivront. 

Compte tenu de l’urgence de la situation, la Conférence des associations des professeurs spécialistes soutient la grève du jeudi 13 janvier 2022.


Contact : conferenceassociationsspecialistes@orange.fr


Associations signataires :

APBG APEMu APDEN APFLA-CPL APHG  APLV APMEP APPEP APSES APSMS

 CNARELA SLNL UdPPC UPBM


                   



 


         






       



   



  




dimanche 28 novembre 2021

Indignés face aux attaques contre l’École de la République !

 

Indignés face aux attaques contre l’École de la République !



Le dossier du Figaro Magazine du 12 novembre 2021 nous a frappés de stupeur. Nous sommes nombreux à être d’abord restés incrédules devant la une : elle présente une image de l’écolier obsolète et stéréotypée, un titre et un sous-titre agressifs. 

Des associations d’enseignants et des syndicats, des représentants de professionnels de l’éducation et des parents se sont émus, et même indignés, de cette publication. La forme est provocatrice, le fond, peu étayé, le propos, racoleur.

Nous nous opposons à ce discours hostile et simpliste. En tant que professeurs, nous revendiquons notre éthique professionnelle, qui va à l’encontre de l’intolérance. Nous revendiquons aussi la liberté pédagogique qui est la nôtre, et que nous exerçons dans le cadre des programmes nationaux. Sans elle, l’École ne serait pas l’École de la République, et nos élèves ne pourraient former leur esprit critique. Nous réfutons avec force le fantasme selon lequel les professeurs endoctrineraient leurs élèves. Leur mission, au contraire, est de leur transmettre les connaissances grâce auxquelles ils pourront échapper à toutes formes d’endoctrinement, qui constituent en effet un obstacle à la transmission patiente et sereine des savoirs nécessaires à la formation de l’esprit critique.  

Face à ces attaques qui visent l’École de la République et ceux qui la servent,  la Conférence des associations de professeurs spécialistes attend une réaction et un soutien fermes et officiels de son ministre de tutelle. 



Associations signataires : 

APBG  APDEN   APEMU    APHG    APLV    APMEP

APPEP  APSES   CNARELA   SLNL   UdPPC   UPBM



mercredi 5 mai 2021

COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LE GRAND ORAL DU BACCALAUREAT

 

Communiqué de presse sur le Grand Oral du baccalauréat


La Conférence des associations de professeurs spécialistes dénonce l’absence de prise en compte de la situation sanitaire et des inégalités de préparation qu’elle a entraînées pour l’épreuve de Grand Oral. Nous restons convaincus de l’importance de l’oral dans la formation des lycéens, mais nous estimons que le maintien de cette nouvelle épreuve ne fera qu’accentuer les inégalités scolaires.

Le travail en demi-jauge, mis en place dans certains établissements, a pour conséquence un temps de préparation insuffisant pour les élèves concernés. De même, la règle sanitaire « un cas de Covid, une classe fermée », ainsi que l’isolement des élèves et professeurs détectés positifs, nécessaires sur le plan sanitaire, creuseront encore davantage les écarts de conditions de préparation à l’épreuve entre les territoires et les établissements.

Dans ces conditions, il est inenvisageable d’amener tous les élèves à maîtriser les techniques de l’oral et à acquérir l’autonomie que nécessite la préparation de l’épreuve. En effet, ces compétences sont par nature très difficiles à travailler en distanciel.

Maintenir le Grand Oral reviendrait à faire reposer 10 % du baccalauréat sur une épreuve à laquelle les élèves n’auront absolument pas été préparés. Enfin, minorer la pondération du Grand Oral dans l’ensemble des notes du baccalauréat, la ramener par exemple de 10 % à 5 %, ne changerait rien à l’inégalité des candidats devant l’examen.

En conséquence, la Conférence des associations de professeurs spécialistes réitère sa demande de suppression du Grand Oral pour la session 2021. 


  LISTE DES ASSOCIATIONS SIGNATAIRES 

APBG APDEN APEMu APHG APLV 

APMEP APPEP APSESAPSMS 

Sauvez les lettres SLNL UdPPC UPBM








Qu'est-ce que la Conférence ?

  Qui sommes-nous ? La Conférence des Présidents d’Associations de Professeurs Spécialistes est une structure qui, depuis 1973 intervient ré...