Rassemblement
le mercredi 25 janvier après-midi,
à 15h30 à proximité du ministère de
l’Éducation nationale.
Sourd à la
demande partagée par la Conférence des associations de professeurs spécialistes
et la très grande majorité des organisations syndicales, le ministère s’obstine
à maintenir en mars l’examen « terminal » des épreuves de spécialité.
L'impossibilité
de ce calendrier imposé par ParcourSup saute pourtant aux yeux des professeurs
et des inspections pédagogiques. Instruits par l’expérience de l’an passé, les
professeurs n’ont eu de cesse d’expliquer au ministère les effets délétères que
ce calendrier ne manquera pas de produire.
En le maintenant envers et contre tous, le ministère empêche les
professeurs d’enseigner les programmes de manière sereine et approfondie. En
effet, ce calendrier contraint les élèves à mener de front leurs révisions et
la finalisation de leur dossier ParcourSup. Il expose les établissements à la
désorganisation des cours pendant la semaine où les candidats passeront leurs
épreuves, alors que l’année scolaire sera loin d’être achevée. Il favorisera,
de surcroît, l’absentéisme des élèves dès le mois de mars : l'épreuve du grand
oral, dont les attendus sont très flous, ne suffira pas à mobiliser les élèves.
L'épreuve de philosophie se trouvera donc isolée et les élèves ne pourront
acquérir, au troisième trimestre, les apprentissages et les méthodes pourtant
nécessaires à leur réussite dans l'enseignement supérieur. Ce calendrier,
enfin, portera, un lourd préjudice à l’équité qu’un examen doit garantir,
puisque les candidats, dans chacune de leur spécialité, devront composer sur
deux sujets différents, pour des raisons d’organisation.
L'obstination du ministère est incompréhensible et contredit les ambitions
qu'il affiche. Peut-on prétendre mieux préparer les élèves à leurs études
supérieures quand il faut traiter des programmes dans l’urgence ? Peut-on
prétendre « sanctuariser l’épreuve de philosophie » quand on la vide de son
enjeu ? Peut-on prétendre « régénérer le Baccalauréat » grâce à une épreuve
d'oral que des élèves démobilisés sont supposés préparer, qui plus est, sans
qu’aucune heure ne soit dévolue à cette préparation ? Peut-on prétendre veiller
au « bien-être » des élèves en leur infligeant des révisions dans une période
que la procédure ParcourSup rend particulièrement chargée et anxiogène ?
Aussi, la Conférence des associations des professeurs spécialistes demande au
ministère, une fois encore, de revenir sur ce calendrier intenable.
Il n'est pas
trop tard pour faire entendre une voix raisonnable et défendre les intérêts des
élèves. Aussi la conférence appelle-t-elle les professeurs à se rassembler le
25 janvier à 15h30, à proximité du Ministère de l’EN pour obtenir le report des
épreuves de spécialité au mois de juin.
Associations
signataires :
APSES, APPEP, APLV, UdPPC, UPBM, APBG, APLettres, APSMS, APHG, CNARELA
Avec le
soutien des organisations syndicales : SNES, SNALC, SNFOLC,
CGT éduc'action, SUD Education
Secrétariat
Christine Guimonnet APHG
David Boudeau APBG
Pour nous joindre :
📞 06 10 34 89 44
06 72 14 91 43
conferenceassociationsspecialistes@orange.fr
Twitter @CSpecialistes